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en reponse du "pourquoi ? pourquoi " je dirai .... parcequeeeeeee eeeeeeeeeeeeee !
Par sandrine, le 17.01.2014
belle analyse !!! et beaucoup d émotions dans l attente du verdict familiale ...face aux aveux qu'il tient à
Par sandrine, le 17.01.2014
ah ça faisait longtemps ! ^^
oui lol ça peut fonctionner comme réponsehttp:/ /eii.centerblo g.net
Par eii, le 17.11.2013
pour le tireur gaucher :
cela dépend du sens des rayures du canon, et du degré d'avancement de son parkinson.
Par Poulet Mayo, le 17.11.2013
et tu vas te contenter de ça?
moi non.
pas comme ça.
Par Anonyme, le 01.11.2013
Date de création : 10.01.2012
Dernière mise à jour :
16.07.2014
37 articles
Furtifs. - Erotique / Dramatique
Les portes communes battaient sous le passage des étudiants, au rythme effréné de la pluie sanctionnante.
Les soulagements fallacieux s’exprimaient, alors même que le professeur, se confiait à son tableau noir d’ennui.
La cravate fouettée et la veste stoïque, Monsieur Ruandro se tourna vers son colisée attentif : Le cours débuta de gestes et de mots adaptés - il la regardait d’un sourire attiré - la jeune femme amorça son regard - d’un lent mouvement, le trentenaire abandonna, poursuivit ses explications.
Un regard désireux écorcha son fil, la philosophie d’une attraction n’avait jamais été aussi subtilement clamée.
Dix-huit heures sonna, la jeune femme griffonnait encore, tandis que les étudiants furetaient tels des ombres délaissées. Le professeur approcha de l’étudiante encore penchée sur cette plate inertie salutaire ; « Il est l’heure, mademoiselle .. »
La jeune femme cessa lentement sa rédaction, tout en l’accompagnant d’un regard envoûtant. L’homme ne bougea de sa prestance, retourna à son bureau, rangea ses affaires soigneusement tout en guettant secrètement l’étudiante de sa sortie.
L’humide soirée d’automne clapotait sous ses pas accélérés.
Le son grossier se dédoubla, le jeune homme sur ses talons.
Un frisson parcourra sa tendre échine, la fraiche brise caressa son cou de soie.
La porte de métal céda, l’ascenseur grinça.
Le jeune professeur la cerna du couloir vitrifié, elle frémit.
La serrure pénétrée et la porte soumise n’avaient jamais été aussi clairvoyants ..
L’ascenseur rit de sa progression, tel un vil être jubilant, l’étudiante n’entendait plus que son cœur à la mélodie dramatique. Des pas dans le couloir dressaient l’effroi, l’instant se précisait, des chocs sur la porte qui ne tarda à s’éveiller : « Vous aviez un devoir, il me semble, mademoiselle .. »
Le désir emplit son regard, l’amant se dévoila, glacial, avançant vers elle, jusqu’à franchir le seuil intérieur.
Le trentenaire ferma la porte lentement, puis lui murmura « Ferme-la à clé, cette fois, s’il te plait .. » assez près de son oreille pour la faire frissonner doucement. L’amante s’exécuta, dominée par son cœur, le jeune homme se soustrait de ses vêtements défaits, la veste révélatrice et la cravate délaissée.
Elle, était toujours face à la porte, attendant son sort, d’un plaisir masochiste. L’homme glissa ses mains sur sa frêle taille, rapprocha son bassin du sien, tout en lui murmurant « Dis-moi que tu en as envie .. ». La jeune femme s’essouffla, l’homme saisit son amante d’une prise afin de la porter jusqu’au lit et de l’y poser impatiemment. Maintenue au lit, elle s’adonna à lui dans cette conquête charnelle : de tendres baisers affamés dévoraient son cou, l’homme posa con corps contre elle, contrastant davantage le plaisir naissant, d’une croissance exclamée.
Prisonnière, elle gémit tendrement, aucun mot n’osait scinder ce silence ; elle subissait, il la dévorait.
Finalement libérée de cette étreinte, la jeune femme osa timidement déboutonner la chemise de son professeur à l’air toujours aussi sérieux, inflexible, afin d’en dévoiler son torse vigoureux.
Ferré de son regard émeraudé, l’imperturbable amant la libéra de sa chemise blanche avant d’en découvrir une délicate pâleur qu’il s’empressa de gouter de baisers mielleux.
Le désir enflait, elle passait ses mains dans les épais cheveux d’or du jeune homme alors que celui-ci parcourait de délicats baisers, ses formes voluptueuses ; elle se cambrait, il s’enivrait de son odeur, tout en se repaissant du doux voile que formait sa pâle peau. L’écrin lié cachant ses formes désirables n’était qu’éphémère, ils le savaient, il la taquinait de baisers sur le fin tissu de dentelle, qui ne tardait sans mal à la faire réagir d’une évidence dressée.
La jeune femme, toujours désirablement cambrée, caressait instinctivement la nuque de son amant, alors que celui-ci la redressa afin de la libérer de cet écrin perturbateur ..
La poitrine nue, l’excitation précisée de délicates couleurs alertes, la jeune femme l’embrassa de lèvres charmées, impulsivement, alors que celui-ci accentuait le plaisir de douces caresses inédites et tout autant diversifiées.
Le gémissement émis se conjugua au râle vaincu de son amant, la scène dura longtemps, la douleur d’une turgescence à son exacerbation certifiait de l’instant arrivé ; M.Ruandro libéra l’étudiante du jean qui cachait sa nudité, un rougissement échappa à son contrôle, le remarquant, celui-ci n’hésita pas à émettre une douce pression sur le sexe de sa convoitée qui en soupira spontanément d’une douceur langoureuse. L’air demeurant sérieux, celui-ci adressa de doux baisers sur le fruit encore caché de la jeune femme, tout en rougissant secrètement ..
La faiblesse cachée d’un regard assuré, le jeune amant se délesta du jean qui les différenciait, et du boxer les égalisant, soulignant impitoyablement le membre durci de désir ambiant.
M.Ruandro déshabillait du regard ce qui lui restait de vêtements, son élève l’aida à l’effrontée soustraction de ce tissu entravant leur plaisir, tout en lui insufflant : « Enseigne moi cette loi .. » ; Le regard à la fois enchanté et affamé, son professeur, tout en se couchant presque sur elle, le membre douloureusement étiré, se glissa en elle d’un râle franchement exprimé mêlé à un petit couinement.
La suspension qu’il formait laissait la jeune femme adonnée à son sort, à nouveau prisonnière de son plaisir dont elle n’était que soumise ; l’amant râla, stimulant son sexe du sien, usant de sa rosée tel l’intransigeant lubrifiant, ignorant ses gémissements tout en multipliant leur plaisir.
Les soupirs se saccadaient en fil des secondes papillonnantes qui voletaient parmi les deux amants, jusqu'à ce que le paroxysme tant quémandé de leurs chaires, inonda leurs corps alors même qu'un cri libérateur anima le jeune homme pour la dernière fois ; la vie jaillit dans le corps de sa belle alors même que celle-ci quitta le corps de l'amant dévoué, un craquement décisif leur rappela que le temps n'était que l’illusion de leur amour, et que cette vérité trop censurée s’étendait par delà les limites de la vie ..
Il ne demeurait qu’inerte, depuis environ deux minutes. Son coeur essouflé et joyeux, avait fini par trouver ces mots que l'on ne murmure pas, mais que l'on ressent d'un ultime battement, alors même que la jeune femme, encore liée à lui, savourait encore ce flux bien trop explicite qui la paralysait d'une ambiguité tranchante.
L’amante ne bougeait pas, comme si la compréhension d’une expiration s’était faite simultanément, comme si ces non-dits avaient finis par être déduits.
La lumière tamisée qui habitait la pièce, devint angoissante, tout comme cette pluie affolée qui semblait crier ce qu’elle ne pouvait exprimer, elle en déduisait des possibilités, elle voulait le rejoindre, elle le devait, pour lui exprimer ces sentiments qui n’étaient que trop présents. Les réflexions fusaient, la solitude se ressentait, elle commençait à émerger, à réaliser ; Elle prit le visage de son amant entre les mains, tremblant, puis clos doucement ses yeux, déposant un baiser pleuré, sur chaque paupière. Encore sous le choc, elle s’affirma qu’elle ne voulait pas prendre le risque de passer cette vie sans lui, sa solitude infligée, et trop pesée, n’était pas envisageable .. Des larmes coulaient sur ses joues rougies, une profonde vacuité emplit cette coquille devenue vide de sens, elle l’avait décidé, elle resterait son lien charnel, jusqu’à la mort.
La nuit rongeait son être, alors que le corps de celui qu’elle avait toujours aimé, pesait sur le sien, comme la punition de ce silence trop porté ..
Les heures défilaient, elle restait sans bouger, sa tête sur son épaule, tendrement, fidèlement.
Le sommeil la gagna, une nouvelle fois, différemment.
Le matin surgit, tel un coup réprobateur visant à lui rappeler cette situation funeste et terriblement troublante.
Finalement, la colère la gagna, une fois le soleil à son zénith, qu’elle ne put que crier, intérioriser, alors bien que la froideur de son amant allait à l’encontre du souhait astral.
La jeune femme tenta naïvement de le réchauffer de caresses vaines, tout en lui murmurant tendrement des mots rassurants.
Des larmes s’écoulèrent, encore, malgré son teint blême et décomposé.
L’amalgame du temps passant, de son amant sur elle, ainsi que de cette tristesse édifiante, ne rendaient que cette épreuve plus douloureuse encore que le démembrement.
Le crépuscule assagit sa douleur, telle la brise du déclin écorchant ses victimes de cette faux d’ailleurs.
Le temps passait, longuement, horriblement alors que d’évidentes plaies s’affichaient, son corps planifia la décomposition tout comme ce rendez-vous qui ne se conclut que d’une abdication. La folie la gagnait, sa chair la démangeait au fil du temps la rongeant doucement, la jeune femme se cognait, s'écorchait, chaque jour un peu plus, pour espérer que cette combinaison de maux cesse enfin, sa peau se déchirait sous la rage déclinée d’un effroi.
Chaque aurore, depuis deux semaines, glorifiait leurs cadavres unis, de rayons attristés, qui de leur voile funeste, entamaient l'hymne de leurs sentiments immortels, rythmés des sombres pleurs de l'horloge mécanique.
4 mois après, leurs corps furent retrouvés telle leur position originelle, celle qui suscitait la douleur la plus horrible qui soit. Les corps des deux amants, décomposés fidèlement, étaient ornés d’une triste vérité ; le matelas avait été sauvagement arraché a un certain endroit, les draps étaient en lambaux, le sang recouvrait les murs, colorait les draps.
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Merci à ma petite taupe pour cette formidable et inspirante idée :)
J'ai laissé un com sur docti pour ce récit.
C'est d'un haut niveau ! Le peuple moyen dont je fais partie ne peux vraiment apprécier ce texte.Un clair : c'est chiant.
"Un clair" ??http://eii.centerblog.net
J'ai compris le commentaire de L.
"un clair" veut sûrement dire "en clair".
Ah =) Alors je ne comprends pas, comment il a pu le qualifier ainsi sans avoir le "niveau" requishttp://eii.centerblog.net
Je me demande même si ce fameux L a lu ou pas.En clair, oui, effectivement, j'ai planté. ^^Donc non, j'ai pas lu jusqu'au bout, je l'admet. Je vous dis, j'ai pas le niveau requis pour bien le lire. Enfin lire, le comprendre surtout. Lire de la merde, c'est facile. Comprendre un truc sans sens, c'est plus compliqué. Jenny, quand tu arretera de me bloquer, et tu reviendra me parler correctement, sans faire tes gamineries a la con, j'arreterai de dire les miennes sur ton blog.
Ok, visiblement vous vous connaissez, alors je vais pas m'interposer.
Je ne disais pas en mal "L", je pensais juste que tu critiquais son récit car moi même si je suis loin d'avoir un niveau exceptionnel, j'ai bien aimé et j'ai également compris le sens, à moins qu'il y est un sens caché.
jvais laver mon linge sale ici. c'est mon exe. Madame a decidé de me bloquer. et quand elle me parle c'est pour me faire : oh -_______-Et autre truc du genre. Elle me prend pour une merde, et j'en passe. J'ai jamais voulu couper les ponts d'avec elle. Jamais. C'est elle qui me bloque.
Je ne sais pas qui tu es. Contente que toi, tu puisses apprecier sa litterature. Sur ce. Jenny, tu n'aura plus jamais de nouvelles de moi. C'est ce que tu veux il me semble.
Concernant ses récits, elle ma demandé mon avis donc je lui ai donné ce qui est normal.
Concernant votre vie passée ou actuelle, là je ne peux pas me permettre de juger qui que ce soit. Mais je pense que vous devriez avoir une discussion ailleurs que par commentaires interposés.
Je ne t'ai jamais prise pour une merde, tu es tout pour moi, tu sais très bien ce que tu représentes à mes yeux. De plus, j'ai mes raisons, je me protège, tu connais mon soucis de sensibilité, merci.bye.
http://eii.centerblog.net
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